Bit-Lit

Ad majorem dei gloriam de M’Isey

Lune Ecarlate Editions / Bit-litAd-Majorem-dei-gloriam

Résumé : 1917… La cité-état de Saint-Évangile ne prend pas part à la Grande Guerre. Elle est en proie à un tout autre conflit : la guerre sainte contre les griffonistes, des non-morts blasphémateurs particulièrement violents.

Les libres penseurs, vampires comme mortels, sont pris entre deux feux et contraints de choisir leur camp. Mais, dans l’ombre de l’histoire officielle, des dogmes, des grandes théories, se livrent bataille des ambitions et des rancœurs tout humaines.

Qui donc est cette jeune mortelle que certains vampires ont juré de protéger sur leur vie ? Quel lourd secret porte la ténébreuse Édéa ? Pourquoi Davy, le vampire impie obsède-t-il à ce point l’archevêque ?

L’avis de Lina :

Tout d’abord, j’aimerai remercier la maison d’éditions Lune Ecarlate et l’auteur pour ce Service Presse et de continuer à me faire confiance pour la lecture et les chroniques qui en résultent.

Je sors de cette lecture que j’ai lu d’une traite et je suis un peu partagée.


Le cadrage est un peu difficile à percevoir au début : on se trouve en 1915 en plein début du premier conflit mondial et on se trouve à Saint-Evangile, où exactement, ça nul le sait mais bon ça n’est pas plus mal.


On débute la lecture sur la mort de Claudius La Luette, grand chef religieux chrétien de cette cité et vampire de son état…on ne le comprend pas tout de suite, on le perçoit et par la suite on en est certain. Là on se dit Waouh ! c’est du neuf pourquoi pas. Je suis fan inconditionnelle des vampires et du mythe du vampire et forcément pour innover sur ce thème, il faut faire un peu du neuf et sortir des clichés que l’on a sans trop verser dans le n’importe quoi.


J’ai donc adhéré tout de suite à ces vampires-là. Ce sont des non-morts, ils vivent en tolérance avec les vivants. Cependant le seuil de la tolérance va vite être dépassé puisqu’un sous-groupe de vampires mené par Griffon (les griffonistes) cherchent à provoquer et prendre le dessus sur les chefs religieux de Saint Evangile. Après la mort de la Luette, c’est l’archevêque Achille qui prend le relais et lui, il veut tuer du vampire et débarrasser la cité des non-morts mais surtout des non-morts Apostats (veuillez comprendre qui ont abandonné toute conviction religieuse)

De l’autre côté, on suit le petit groupe de non-morts mené par le plus ancien Davy. Celui-ci est le plus ancien, il est celui qui a aussi créé Griffon et qui l’a renié de par sa violence. Aujourd’hui, il se cache avec ses quelques compagnons d’infortune pour protéger une adolescente Mylène qui est une mortelle.

Tout va tourner autour du passé de Davy, de Mylène, de Griffon et de la Luette et de sa malédiction à l’encontre de Davy.

Le scénario est plutôt pas mal mais il m’a manqué un petit quelque chose pour accrocher totalement. Parfois, je me suis sentie perdue. Pourtant, j’ai l’habitude des flash-backs et j’aime plutôt ça.

Ça apporte de la consistance de connaître le passé des personnages mais là j’avoue, on était plongé dans le passé de certains personnages et au début on avait du mal à trouver les corrélations. Il faut alors pousser sa lecture pour que toutes les pièces se mettent en place.

C’est dommage, par moment j’avais l’impression de lire le dernier tome d’une série, d’arriver à la fin, au dénouement de l’intrigue…alors que je ne connaissais pas vraiment l’histoire des personnages, et j’avoue j’ai été frustrée j’aurai aimé en savoir plus sur Davy, apprendre à le cerner. Connaître l’histoire d’Aaron et d’Edéa ou celle de Hender.

C’est sans doute un effet recherché par l’auteur mais ça m’a frustrée. Sachant qu’en plus les personnages sont intéressants et qu’on aurait voulu les voir plus longtemps à l’œuvre.


De l’autre côté, ce roman est basé sur une réflexion sur la violence, la religion, l’acceptation de soi et d’autrui. On comprend à la fin le parallèle avec la violence engendrée plus tard par les deux guerres mondiales.

C’est bien écrit, le style est travaillé avec un emploi de vocabulaire soutenu parfois et même religieux. J’avoue j’ai eu recours une ou deux fois à mon dico lol.

Ça reste une bonne expérience de lecture et je ne regrette pas de l’avoir lu. J’ai aimé passer ces quelques moments avec Davy et les autres dans cette atmosphère de noirceur, de violence et de suspicion.

Ça ne plaira pas à tout le monde mais il est certain que les lecteurs qui se lanceront dans Saint Evangile n’en sortiront pas indemne.

 

j ai aimé

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