Romance Classique

Jane Eyre de Charlotte Brontë.

9782253004356-TLivre de Poche / Romance Classique

Résumé : Jane Eyre est pauvre, orpheline, pas très jolie. Pourtant, grâce à sa seule force de caractère, et sans faillir à ses principes, elle parviendra à faire sa place dans la société rigide de l’Angleterre victorienne et à trouver l’amour… Une héroïne qui surmonte les épreuves sans perdre foi en son avenir, une intrigue où se succède mystères et coups de théâtre, une passion amoureuse qui défie tous les obstacles : le plaisir de lire Jane Eyre est toujours aussi vif. Comme elle, on veut croire que rien n’est écrit d’avance et que la vie réserve des bonheurs imprévus.

L’avis de Lina :

De temps à autre, entre deux Sp ou romance paranormale j’aime à me plonger dans des romans classiques. J’ai toujours aimé la littérature classique ( mettez ça sur mon passé de littéraire) Baudelaire, Gautier ou alors la littérature anglaise du XVII ou XVIIIe siècle) J’en ai lu pas mal quand j’étais au lycée et j’aime encore parfois à tout plaquer et à me plonger dans les tournures élégantes de l’amour galant.

Après Jane Austen ou Elizabeth Gaskell, j’adore les sœurs Brontë. Les hauts de Hurlevent, la recluse de Wildfell Hall….

Et celui-là, il m’attendait sur mon étagère des classiques bien sagement alors que moi je brûlais de rencontrer le tyrannique et sauvage Edward Rochester.

Cette chronique n’a pas pour but d’encenser ce roman Charlotte Brontë étant décédée depuis bien longtemps, elle n’attends plus après ma chronique pour être reconnue et lu.

Mais, je peux vous dire qu’on ne sort pas indemne d’une telle lecture et qu’il est parfois difficile de se replonger dans le monde moderne. Ben quoi j’aime l’amour galant ^^

Nous suivons donc dans ce roman, la jeune Jane Eyre, enfant, qui après avoir perdu son père et sa mère, est recueillie par son oncle et sa tante Reed ( le frère de sa mère) malheureusement pour elle, son oncle qui la chérissait comme sa propre fille vient lui aussi à mourir et il fait promettre à sa épouse d’élever la jeune Jane comme l’une de ses propres enfants. Mais, le destin et Mme Reed en ont décidé autrement.

Jane Eyre c’est l’histoire de cette jeune fille pas vraiment jolie, toute petite et maigre rejetée par sa tante et malmenée par ses cousins, elle apprend à vivre dans un pensionnat de jeunes filles anglais, austère et froid. Elle est touchée par la foi de sa seule amie Helen qui est vite rappelée à Dieu.

Elle devient une jeune fille bien éduquée et occupe la place d’institutrice dans une famille anglaise auprès d’une petite fille française élevée par celui qui la recueillit Mr Rochester.

Edward Rochester n’est pas vraiment beau, non d’ailleurs elle lui dit franchement. Non, il n’est pas beau mais il a ce charme, ce quelque chose qui attire l’attention de tous et de toutes en société. Grand, viril, sauvage et fougueux la vie ne lui a pas fait de cadeau et il erre entre ses voyages et ses sorties dans le beau monde. Les femmes lui ont prouvé maintes fois qu’elles étaient soient superficielles, soit sottes. Jusqu’à sa rencontre avec Jane.

On rencontre deux personnages masculins forts dans ce roman : Edward et St John.

St. John est pasteur, il est beau ( un profil grec) cultivé, calme mais en réalité se cache derrière une âme fière, ambitieuse, empreinte d’une foi assidue prête à relayer l’amour et la passion dans l’obscurité de sa vie pour mieux maîtriser ce qu’il offre de lui.

Lutte des classes, rôle de la femme dans la société anglaise, statut des gouvernantes et institutrices de l’époque. Charlotte Brontë nous entraîne dans l’Angleterre de son époque, on comprend au travers de son personnage plusieurs expériences de sa propre vie (elle qui fut également institutrice, fille de pasteur et amoureuse d’un homme plus vieux et …..)

Le style et l’écriture sont assez ardus et il faut parfois s’accrocher aux tournures (moi je suis adepte mais certains baisseront peut être les bras.) pourtant cette écriture nous plonge dans des dialogues déjà fiévreux pour l’époque et son récit est empreint de poésie et de quelque chose de surnaturel dans certains évènements.

C’est véritablement un coup de cœur, très sombre et sauvage comme le paysage des landes où se perd Jane. On referme ce roman, transformé, en entendant encore le hurlement du vent et les cris de Rochester qui crie éperdument après Jane.

coup de soeur

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