Romance Classique

Nord et Sud d’Elizabeth Gaskell

Editions Le point / Romance classique9782757820902

Résumé :  Dans l’Angleterre victorienne du milieu du 19e siècle, la jeune et belle Margaret Hale mène une vie confortable auprès de ses parents, dans la paisible et conservatrice région de la Cornouailles. Son père, ministre paroissial, décide un jour de renoncer à l’Eglise et part vivre avec sa famille dans le Nord de l’Angleterre. Margaret se retrouve alors plongée dans le monde industriel, ses duretés et sa brutalité. Au contact des ouvriers et du charismatique John Thornton, la conscience sociale de la jeune fille va s’éveiller et la transformer radicalement.

L’avis de Lina :

Je suis une inconditionnelle de Jane Austen, des sœurs Bronte et des romans victoriens en général. Et ce roman est un bijou de l’ère victorienne.

Nord et Sud est souvent comparé à Orgueil et préjugés de Jane Austen, il est vrai que l’on retrouve beaucoup de préjugés de la part de Margareth envers le nord industriel et enfumé et surtout envers Mr Thornton et les manufacturiers et tout comme Elisabeth Bennet celle-ci va se rendre compte de ses impressions fausses et va changer d’opinion sur la ville de Milton mais aussi sur John Thornton.

Mais pour ce qui est de la comparaison, on s’arrête là. Elizabeth Gaskell va bien  plus loin dans sa description de la société de l’époque que Jane Austen. Alors que celle-ci ne décrivait que les relations d’un groupe social et d’une famille en particulier au travers des pensées d’une demoiselle. Elizabeth Gaskell dépeint avec brio le monde ouvrier, syndical s’opposant au monde patronal du nord de l’Angleterre. 

Ce nord, bruyant, viril, tout en action et en profit opposé au sud plus rural, paisible, et arriéré.

Et ce qui est d’autant plus intéressant  pour la lecture et l’additivité à l’histoire c’est que l’on est confronté aux pensées, sentiments et impressions de tous les personnages et non pas seulement que de l’héroïne Margareth.

Ainsi, on comprend mieux les joutes verbales entre Margareth et John tout en observant comment naissent les sentiments de l’un d’abord et de l’autre par la suite.

Mais également, les pensées et les affrontements entre le sévère patron de manufacture et l’ouvrier fatigué et désireux d’un monde meilleur au travers de Nicholas Higgins.


Je me suis souvent fait la réflexion durant cette lecture, que ce roman me faisait penser par certaines de ces descriptions à Zola dans Germinal.

Margareth va développer sa conscience sociale en observant et fréquentant le monde ouvrier des manufactures de Milton, et cette jeune fille en apparence hautaine va profondément changer et se rendre compte qu’elle arrive enfin à défendre ce nord tant détesté au début et trouver des mauvais côtés à son Sud chéri.


Les personnages sont en haut en couleurs, Margareth est une jeune fille douce mais aussi indépendante, elle se fait ses propres opinions et n’hésite pas à les défendre haut et fort au détriment parfois des autres. Elle va grandir, mûrir en voyant et en vivant le malheur des siens et des autres et se rendre compte de la futilité de la vie londonienne.

Parfois, je me suis dit comment pourra t elle se relever après cela ….

De plus, elle va être confronté à John Thornton, grand manufacturier du Nord, très charismatique, patron sévère mais juste , d’aspect glacial et fier qui va la pousser au plus profond de ses retranchements et de ses sentiments. Ce grand patron va tomber littéralement sous le charme de cette beauté hautaine et souffrir de cette passion, quant à elle, après ses préjugés dépassés, elle va se rendre compte que l’opinion que Mr Thornton peut avoir d’elle compte énormément…..mais chut!!


Vous allez ainsi découvrir la figure paternel tendre de Mr Hale, la pauvre Bessy et son père Nicholas, ouvrier de la manufacture, grande figure du syndicat. La rudoyant et très fière Mrs Thornton
qui voue un amour inconditionnel pour son fils. Et le milieu très frivole de Londres avec Edith la cousine aimante de Margareth.

Je ne vais pas vous cacher que l’écriture d’Elizabeth Gaskell est plus profonde et complexe que celle de Jane Austen, mais il faut au moins cela pour plonger littéralement dans l’Angleterre du XIXe siècle.


Comme vous pouvez le voir, ce roman m’a profondément émue et j’en garde un très bon souvenir, Je vais certainement poursuivre mes lectures du monde victorien avec Elizabeth Gaskell qui est à mon sens au même niveau que Austen, Dickens ou Bronte une des figures des écrivains de l’ère victorienne. 


Je vous le conseille grandement ^^

coup de coeur de lina

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