Romance Classique

Les héritières Tome 3 : Mariage à l’écossaise de Tessa Dare

les-heritieres,-tome-3---mariage-a-l-ecossaise-832891-264-432Editions J’ai Lu / Romance classique

Résumé : Comment faire ses débuts dans le monde quand on est une jeune fille anxieuse et d’une timidité pathologique ? Madeline Gracechurch est une godiche et elle le sait. Incapable d’affronter le badinage de la haute société, elle s’est inventé un soupirant pour qu’on lui fiche la paix : un fringuant Ecossais, le capitaine Logan MacKenzie, qu’elle aurait rencontré à Brighton, et qui est fou d’elle car, dans sa correspondance avec ce fiancé imaginaire, Madeline a toutes les audaces. Fort heureusement, ses missives, égarées dans quelque caserne lointaine, resteront scellées à jamais. C’est ce qu’elle croyait, jusqu’au jour où Logan MacKenzie vient frapper à sa porte, bien décidé à exiger tout ce qu’elle lui a promis dans ses lettres !


L'avis de LinaMon petit bonhomme de chemin au pays de la romance m’a emmené en Ecosse (Yeah) avec ce roman de Tessa Dare. C’est le premier roman que je lis de cette auteure. Je suis tombée par hasard sur celui-ci et je n’en suis pas mécontente. 

 

Nous suivons ici la jeune Madeline Gracechurh, anglaise de son état. Celle-ci est maladivement timide et gauche. Alors, tout est bon pour éviter les foules et notamment une saison entière de frous frous à Londres. Pour cela, la timide mais perspicace Madeline va s’inventer un fiancé rencontré aux dernières vacances : Le capitaine McKenzie( écossais bien sûr)

Celui-ci bien sûr n’existe pas et part pour la guerre, ce qui arrange beaucoup Madeline qui se met dans une folle correspondance avec cet être imaginaire et qui l’empêche bien sûr de participer aux différents bals en question. Cette correspondance imaginaire durera 3 ans jusqu’à ce que sûre et certaine qu’on ne s’intéresse plus à elle, elle va faire mourir son capitaine imaginaire et partir vivre en Ecosse pour porter le deuil. Jusque là pas de soucis lol mais un beau jour, celle-ci trouve un certain capitaine McKenzie devant sa porte prêt à récupérer tout ce dont elle lui a promis dans ses lettres.

C’est un roman très amusant et prenant que nous offre Tessa Dare. La première partie nous dépeint une toute jeune Madeline qui fuit les mondanités et les fiancés et qui s’invente un fiancé et une correspondance avec lui imaginaire. Cette partie est assez amusante surtout au travers des lettres qu’invente Madeline. Elle s’accroche à ces lettres et se livre à ce fiancé imaginaire. Tout en grandissant, ces lettres se font un peu plus coquines et le plus marrant c’est qu’elle est obligée de les poster pour faire marcher sa famille.

La seconde partie commence lorsqu’un bel écossais le vrai capitaine McKenzie qui apparemment aurait reçu par mégarde toutes ces lettres, la rejoint en Ecosse pour passer un accord avec elle. Le couple formé par les deux héros est frais et crédible. L’amour n’est pas au rendez-vous au premier regard mais on assiste à la construction de ce couple et de leur désir grandissant. 

Madeline ne ressemble pas à toutes ces cruches anglaises dans les bras du highlander de service. Le capitaine McKenzie a d’autres priorités au début que Madeline et leur histoire est très émouvante. On s’attache également aux soldats « blessés » par la guerre qui accompagnent  leur ami. Et puis Madeline n’est pas une petite pimbêche anglaise, son truc à elle c’est de dessiner des insectes ou des éléments de la nature. L’épisode avec ses homards m’a particulièrement fait sourire.

ça se lit vite, ce n’est pas trop pralinette et ça change tout de même de ce qu’on peut trouver habituellement : la rebelle écossaise contre le laird puissant ou la petite anglaise ingénue dans les bras du guerrier highlander. Je sais bien que ça marche mais bon parfois de l’originalité ça fait du bien aussi ^^

En résumé, une bonne petite romance qui sort un peu des sentiers battus et ça fait du bien. Des héros qui ne se prennent pas au sérieux et un joli moment romantique à la clé.

Pour les accros du romantisme ^^

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Romance Classique

Edenbrooke de Julianne Donaldson

CVT_Edenbrooke_143Editions Milady Romance / Romance historique

Résumé : Eprise de liberté, Marianne Daventry n’est pas heureuse à Bath. Lorsque sa sœur l’invite à passer l’été à Edenbrooke, la jeune femme n’hésite pas une seconde. Devant parfaire son éducation, condition sine qua non pour pouvoir prétendre à l’héritage de sa grand-mère, Marianne tente désespérément de ne pas se laisser charmer par le maître des lieux, sir Philip. séducteur patenté. Parviendra-t-elle à contenir les élans de son cœur ou succombera-t-elle à son sourire ?

 

 


L'avis de LinaJe continue donc sur ma lancée mois de la romance…oui, oui je sais c’est la période d’Halloween mais que voulez-vous lol

Une petite romance sympa et fraîche à l’anglaise. J’avais déjà lu Blackmore de la même auteure et vraiment celle-ci confirme dans la romance anglaise légère et mignonne. Un bon roman doudou à lire sous la couette en pensant au prince charmant ^^

Nous suivons ici la jeune (17ans) Marianne Daventry, elle vit chez sa grand-mère à Bath. Il faut dire que la grand-mère est plutôt difficile et bourrée de principes alors que notre jeune Marianne ne rêve que de campagnes et de liberté. Après la mort accidentelle de sa mère et le départ pour la France de son père, Marianne a du abandonner sa vie paisible pour la vie trépidante de la ville. Elle se fait donc courtiser par le gros lourdaud du coin et attend sagement que son papa revienne la chercher. Alors quand sa jumelle Cecily, qui elle a eu la chance de s’épanouir chez leur cousine à Londres lui propose de passer quelques temps chez une ancienne amie de leur mère dans le Kent. Celle-ci est plus qu’heureuse de retrouver la campagne et de pouvoir en connaître un peu sur sa mère. Alors que Cecily, elle compte bien rejoindre le maître d’Edenbrooke pour lui mettre le grappin dessus. Notre jeune demoiselle part donc pour le domaine d’Edenbrooke croulant sous les directives de sa grand mère pour devenir une dame du monde et devenir son héritière…Sauf qu’en chemin, elle va se faire attaquer et va devoir faire une halte dans une petite auberge pour faire soigner son cocher. C’est ici qu’elle rencontre un jeune gentleman un peu hautain aux premiers abords et qui a tendance à se moquer d’elle. Celui-ci décide de l’aider sans jamais lui donner son nom…Marianne aura donc la surprise de découvrir l’identité de son nouvel ami.

C’est bien écrit, c’est mignon, ça donne une brassée de papillons dans le ventre et ça sent bon le romantisme. Il ne m’aura fallu qu’une journée pour en venir à bout. La romance est assez prévisible mais quelques péripéties et le caractère juvénile de l’héroïne mettront quelques obstacles à son devenir.

Si vous aimez ce genre de romance, je ne peux que vous recommander cette histoire ainsi que le second opus Blackmore (Chronique à venir^^)

 

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Coups de coeur·Romance Classique

Orgueil et préjugés de Jane Austen

Editions Folio Classique / Romance Classiquejane-austen-orgueil-et-pr-jug-s

Résumé : Mr et Mrs Bennett ont cinq filles à marier. À l’arrivée d’un nouveau et riche voisin, la famille espère que l’une d’entre elles pourra lui plaire… 

L’avis de Lina :

C’est une très belle histoire sentimentale mais au delà de ça;  de la morale qu’une jeune fille écrivit de son époque.

C’est toujours avec un grand plaisir que je me plonge dans ce roman et même si j’ai lu Mansfields Park, Raison et sentiments ou Northanger Abbey, celui-ci reste l’un de mes préférés.


Tout Comme Elisabeth, je rudoie ce Darcy qui prend ses grands airs et j’ai honte quand sa mère et ses soeurs prennent la parole. Mais, je dévore de plus en plus vite les pages au fur et à mesure où on s’aperçoit Que Darcy lutte contre des sentiments qu’il voit grandir pour Elisabeth.


Ce que j’aime particulièrement c’est le langage utilisé et les manières de l’Angleterre du XVIIIe. Je vous avoue que parfois leur tournure de phrases fait que je m’y reprends à deux fois pour être sûre de ne pas comprendre le contraire (et pourtant j’ai fais un bac L et j’en ai lu des livres mdr !!) mais j’adore ce parler qui rend la cour faite aux demoiselle et même les scènes de dispute ou de taquinerie envers Darcy particulièrement agréables.

Et puis c’est aussi un ouvrage qui montre les relations entre  des personnages stéréotypés de l’époque, une peinture de la société de l’époque, entre étiquette, savoir vivre, galanterie et satyre.


On retient l’histoire de Darcy et d’Elisabeth alors que l’histoire commence également sur l’histoire entre Jane et ce Mr Bingley qui vient s’installer dans les voisinages et où toutes les mères espèrent marier leur fille à sa venue. Mais l’orgueil commence par ce Mr Darcy ami de Bingley qui n’adresse la parole à personne et toise les gens de haut et l’orgueil bléssé d’Élisabeth quand elle est à peine regardé par Darcy… Quant aux préjugés ce sont ceux nourrit par Elisabeth, sa famille et par tout Meryton à l’encontre de Mr Darcy qu’il juge orgueilleux et arrogant.


J’aime beaucoup la personnalité d’ Elisabeth bien sûr, on ne saurait faire autrement, elle a beaucoup d’esprit et ne se laisse pas faire, sa sœur Jane a un caractère beaucoup plus doux ce que lui reproche d’ailleurs gentiment sa sœur et j’ai aimé à prendre en grippe cette peste et folle de Lydia ainsi que Caroline Bingley (qui court après Darcy tout en essayant de salir Elisabeth aux yeux de celui-ci )


On imagine aisément les scènes de bal, leurs merveilleuses robes et coiffures ^^ et puis, quand je ferme les yeux j’ai l’impression de voir le parc de Pemberley ^^ (la demeure de Darcy) non vraiment je n’ai que des éloges pour ce roman.

coup de coeur de lina

Coups de coeur·Romance Classique

Le journal de Mr Darcy d’Amanda Grange

Editions Milady / Romance Classiquele-jou10

Résumé : « La seule chose qui me hante alors que j’écris est le regard que je surpris de la part de Miss Elizabeth Bennet lorsque je fis remarquer qu’elle n’était pas assez belle pour me donner envie de danser. Si je ne savais pas que c’est impossible, je dirais qu’il était ironique. »
A travers la rédaction de son journal, Darcy nous dévoile le tréfonds de son âme. Déchiré entre les devoirs de l’honneur dus à son rang et ses sentiments naissants pour la charmante Elizabeth Bennet, il s’interdit de tomber amoureux.

L’avis de Lina :

Amanda Grange n’a pas la prétention d’écrire comme Jane Austen et en achetant ce livre, on se doute bien que ce ne peut être du Jane Austen mais l’auteur à la qualité de coller un maximum à l’histoire et de rester dans le même style. Ce qui fait que ce roman passe tout seul….  Ce roman se présente comme un journal. L’histoire commence par l’épisode entre Georgiana et Wickam et se termine bien après le mariage d’Elisabeth avec Darcy.

Les deux premières pages m’ont un peu fait peur, le format journal m’a un peu déroutée car pour une date, parfois, Darcy n’écrit que 5 lignes….mais très vite, ses émotions sont exacerbées soit par Wickam ou par son séjour à Netherfield et sa plume devient plus conséquente….et c’est très instructif et agréable de voir comment les sentiments sont nés chez Darcy et notamment de quel manière il s’est battu contre ses bâtiments.
Le personnage de Wickam est particulièrement détestable (surtout lorsque Darcy le retrouve à Londres) et Lydia Bennet n’est qu’une petite écervelée à qui on a envie de mettre des baffes !!!

Vous l’aurez deviné, j’ai tout comme Darcy subit diverses émotions durant ma lecture lol

Mais j’ai surtout adoré les petits papillons au creux de mon estomac, lorsque tout comme Darcy on se rend compte petit a petit que cet homme froid et arrogant, se prend au jeu de l’amour et des joutes verbales avec Elisabeth ^^
Le seul petit point négatif (mais tout tout petit) ce sont les moments qu’ Elisabeth passe à Pemberley, j’ai eu un peu de mal à la reconnaître mais en même temps, l’auteur a pris la liberté d’imaginer ses débuts de femme mariée et puis on se doute bien qu’elle ne peut pas tout à fait être pareille après son mariage 😉
Je vous le recommande, c’est une très bonne lecture et un gros coup de cœur 🙂

coup de coeur de lina

Romance Classique

Nord et Sud d’Elizabeth Gaskell

Editions Le point / Romance classique9782757820902

Résumé :  Dans l’Angleterre victorienne du milieu du 19e siècle, la jeune et belle Margaret Hale mène une vie confortable auprès de ses parents, dans la paisible et conservatrice région de la Cornouailles. Son père, ministre paroissial, décide un jour de renoncer à l’Eglise et part vivre avec sa famille dans le Nord de l’Angleterre. Margaret se retrouve alors plongée dans le monde industriel, ses duretés et sa brutalité. Au contact des ouvriers et du charismatique John Thornton, la conscience sociale de la jeune fille va s’éveiller et la transformer radicalement.

L’avis de Lina :

Je suis une inconditionnelle de Jane Austen, des sœurs Bronte et des romans victoriens en général. Et ce roman est un bijou de l’ère victorienne.

Nord et Sud est souvent comparé à Orgueil et préjugés de Jane Austen, il est vrai que l’on retrouve beaucoup de préjugés de la part de Margareth envers le nord industriel et enfumé et surtout envers Mr Thornton et les manufacturiers et tout comme Elisabeth Bennet celle-ci va se rendre compte de ses impressions fausses et va changer d’opinion sur la ville de Milton mais aussi sur John Thornton.

Mais pour ce qui est de la comparaison, on s’arrête là. Elizabeth Gaskell va bien  plus loin dans sa description de la société de l’époque que Jane Austen. Alors que celle-ci ne décrivait que les relations d’un groupe social et d’une famille en particulier au travers des pensées d’une demoiselle. Elizabeth Gaskell dépeint avec brio le monde ouvrier, syndical s’opposant au monde patronal du nord de l’Angleterre. 

Ce nord, bruyant, viril, tout en action et en profit opposé au sud plus rural, paisible, et arriéré.

Et ce qui est d’autant plus intéressant  pour la lecture et l’additivité à l’histoire c’est que l’on est confronté aux pensées, sentiments et impressions de tous les personnages et non pas seulement que de l’héroïne Margareth.

Ainsi, on comprend mieux les joutes verbales entre Margareth et John tout en observant comment naissent les sentiments de l’un d’abord et de l’autre par la suite.

Mais également, les pensées et les affrontements entre le sévère patron de manufacture et l’ouvrier fatigué et désireux d’un monde meilleur au travers de Nicholas Higgins.


Je me suis souvent fait la réflexion durant cette lecture, que ce roman me faisait penser par certaines de ces descriptions à Zola dans Germinal.

Margareth va développer sa conscience sociale en observant et fréquentant le monde ouvrier des manufactures de Milton, et cette jeune fille en apparence hautaine va profondément changer et se rendre compte qu’elle arrive enfin à défendre ce nord tant détesté au début et trouver des mauvais côtés à son Sud chéri.


Les personnages sont en haut en couleurs, Margareth est une jeune fille douce mais aussi indépendante, elle se fait ses propres opinions et n’hésite pas à les défendre haut et fort au détriment parfois des autres. Elle va grandir, mûrir en voyant et en vivant le malheur des siens et des autres et se rendre compte de la futilité de la vie londonienne.

Parfois, je me suis dit comment pourra t elle se relever après cela ….

De plus, elle va être confronté à John Thornton, grand manufacturier du Nord, très charismatique, patron sévère mais juste , d’aspect glacial et fier qui va la pousser au plus profond de ses retranchements et de ses sentiments. Ce grand patron va tomber littéralement sous le charme de cette beauté hautaine et souffrir de cette passion, quant à elle, après ses préjugés dépassés, elle va se rendre compte que l’opinion que Mr Thornton peut avoir d’elle compte énormément…..mais chut!!


Vous allez ainsi découvrir la figure paternel tendre de Mr Hale, la pauvre Bessy et son père Nicholas, ouvrier de la manufacture, grande figure du syndicat. La rudoyant et très fière Mrs Thornton
qui voue un amour inconditionnel pour son fils. Et le milieu très frivole de Londres avec Edith la cousine aimante de Margareth.

Je ne vais pas vous cacher que l’écriture d’Elizabeth Gaskell est plus profonde et complexe que celle de Jane Austen, mais il faut au moins cela pour plonger littéralement dans l’Angleterre du XIXe siècle.


Comme vous pouvez le voir, ce roman m’a profondément émue et j’en garde un très bon souvenir, Je vais certainement poursuivre mes lectures du monde victorien avec Elizabeth Gaskell qui est à mon sens au même niveau que Austen, Dickens ou Bronte une des figures des écrivains de l’ère victorienne. 


Je vous le conseille grandement ^^

coup de coeur de lina

Romance Classique

Les confessions de Mr Harrison d’Elizabeth Gaskell

Editions Points / Romance Classique 9782757831052

Résumé : Tout en cheminant jusque chez moi, Jack me dit : «Ma parole, Frank ! Ce que j’ai pu m’amuser avec la petite dame en bleu. Je lui ai dit que tu m’écrivais tous les samedis pour me raconter les évènements de la semaine. Elle a tout gobé.» Il s’arrêta pour rire, car il était secoué par de tels accès, de tels spasmes d’hilarité, qu’il n’était plus en état de marcher. «Et je lui ai dit aussi que tu étais amoureux fou – nouveau spasme – d’une personne dont je n’avais pas réussi à t’arracher le nom, mais qui avait des cheveux châtain clair – bref, j’ai peint d’après nature et décrit avec précision tout ce que j’avais sous les yeux ; puis j’ai ajouté que je voulais à tout prix voir ta bien-aimée et la supplier d’avoir pitié de toi, car avec les femmes tu étais le garçon le plus timoré, le plus poltron du monde.» A ces mots, il fut saisi par une crise de fou rire si violente que je crus qu’il allait rouler sur le pavé.» […] Je finis par être obligé de rire, si furieux que j’eusse été jusque-là ; son impudence était irrésistible

L’avis de Lina :

Voici le 4 e roman de mon challenge victorien, mon deuxième d’Elizabeth Gaskell (et ce ne sera pas le dernier ^^)

Lire Elizabeth Gaskell n’est pas toujours facile, je l’avais perçu en entrant dans son monde avec Nord et sud.

C’est une auteure qui aime poser la situation, les personnages et le décor, elle joue plus sur les sentiments, les émotions à percevoir que sur l’action et le suspense. Tout cela additionné fait que parfois on a l’impression que c’est long à démarrer et à se mettre en place….mais bon, c’est mon deuxième roman et maintenant je sais à quoi m’attendre, et je sais prendre du plaisir à ma lecture ^^


Me voici donc revenue à l’époque victorienne (car à côté je suis encore sur les terres du milieu avec Tolkien ^^) avec Mr Harrison en pleine discussion avec un jeune ami qui  raconte, narre son début de carrière, son installation dans un petit village en tant que médecin en second de Mr Morgan, et sa rencontre avec son épouse….


Ici, le décor change un peu du roman nord et sud, qui se passait pour les 3/4 dans une ville industrielle du nord; pour Mr Harrison son histoire se passe dans le petit village de Duncombe….

Le jeune Mr Harrison s’installe donc sur demande du docteur de village vieillissant Mr Morgan, oui mais voilà dés le début, ce pauvre Mr Harrison ne peut prétendre aller à la chasse ou parler ou se conduire comme il le voudrait car il doit suivre la bienséance imposé par Le docteur Morgan pour plaire à la clientèle….

Et quelle clientèle!!!! Beaucoup de vieilles filles ou de jeunes filles à mariées…..ce qui fait que l’arrivée d’un jeune homme dans le voisinage fait remuer tout ce beau petit monde ^^

Alors, nous devons compter sur la sœur de Miss Tomkinson (Caroline une vieille fille), La fille de Mr Bullock, la serviable et veuve Mrs Rose et la jolie Sophy (fille du pasteur)

Un savant mélange de bienséance, de belles manières, de paraître, de vilaines rumeurs et de commérages qui tourne vite la vie paisible d’un jeune homme en désespoir!

Encore une fois, Elizabeth Gaskell joue sur les portraits typiques de l’époque mais cette fois -ci elle s’attaque aux campagnes et aux vieilles familles un peu collet montée et très pointilleuse sur les manières à avoir.


Le pauvre Mr Harrison trouvera tout de même un fin heureuse ^^…..

J’ai particulièrement détesté Mrs Burdock qui essaye de caser sa fille, Miss Tomkinson qui trouve toujours quelque chose à redire et la reine Miss Horsman toujours prête à faire courir des commérages les plus ignobles possibles ……


Cependant, ne cherchez pas, ici d’action à proprement dit, ni de grandes effusions de sentiments (attention aux convenances!!) mais une petite confession sympa d’un jeune homme dans un village au milieu des intérêts et des commérages qui cherche à se construire et à trouver l’amour…..et vous verrez que finalement on se sent accrochée à ces petites histoires de voisinage et au comment sauver la réputation d’un jeune homme qui veut sauver son amour ^^…..je vous le conseille vivement 🙂

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Romance Classique

La dame du manoir de Widfell Hall d’Anne Brontë

Editions Archi poche / Romance Classiquela-dame-du-manoir-de-wildfell-hall-anne-bronte-9782352873471

Résumé :  L’arrivée de Mrs Helen Graham, la nouvelle locataire du manoir de Wildfell, bouleverse la vie de Gilbert Markham, jeune cultivateur.
Qui est cette mystérieuse artiste, qui se dit veuve et vit seule avec son jeune fils ? Quel lourd secret cache-t-elle ? Sa venue alimente les rumeurs des villageois et ne laisse pas Gilbert insensible. Cependant, la famille de ce dernier désapprouve leur union et lui-même commence à douter de Mrs Graham… Quel drame s’obstine-t-elle à lui cacher ? Et pourquoi son voisin, Frederick Lawrence, veille-t-il si jalousement sur elle ?

L’avis de Lina :

Je suis tombée sous le charme de ce roman victorien, Anne Brontë l’aînée des sœurs Brontë avait une superbe plume.

elle raconte ici par l’aventure de Mrs Graham, de Guilbert Markham et de son époux la tragédie et la longue descente en enfer de son propre frère Branwell dans la débauche et l’alcoolisme…..

On se prend vite à apprécier l’héroïne, d’allure froide mais surtout trés protectrice vis à vis de son petit garçon…..elle prend vite de l’importance aux yeux de Guilbert Markham, jeune cultivateur et par contre devient vite le point de mire des rumeurs de ce petit hameau.

Ce roman est divisé en 3 parties, la première relate son arrivée dans ce vieux manoir, en tant que veuve et ses relations avec les habitants du même hameau et l’importance de la « relation » si l’on peut appeler cela relation d’Helen et de Guilbert….

La seconde c’est le moment où Guilbert après avoir prêtée oreille en fin de compte aux rumeurs des mauvaises langues vient demander des comptes à Helen….au travers du journal de celle-ci on comprend la vie infernale qu’elle a vécu avec son époux qui est malheureusement toujours en vie……

la seconde partie est poignante, Anne Brontë révèle les mêmes problèmes que peut rencontrer une femme du XXI e siècle avec son mari alcoolique, volage et violent mais en ayant pas forcément les mêmes libertés et les mêmes choix que maintenant…..on se prend au rôle D’Helen, on subit comme elle, on enrage et on voudrait bien rendre la monnaie de la pièce à ce mari (qui était pourtant au début très amoureux et agréable malgré une réputation sulfureuse)

Lorsqu’il impose ses maîtresses, rabaisse son épouse devant les invités, la harcèle moralement où part pendant quasiment 6 mois vivre la luxure de Londres en laissant celle-ci seule avec son bébé…..mais le pire n’est-il pas quand il fait boire son fils dés l’âge de 4 ans et qu’il lui fait se moquer de sa mère devant tout le monde……:(((((

bref, Anne Brontë nous dépeint un côté de la vie féminine victorienne qui est loin des Elizabeth Bennet, des robes, des bals et des prétendants tout beau tout gentil mais c’est un livre qu’il faut lire absolument pour ne pas perdre de vue que la vie n’était pas forcément rose pour tout le monde…..

Dans la troisième partie, on suit Helen repartie auprès de son mari pour le soigner (comme une bonne épouse chrétienne) …..

alors, pour les fans de romance (bien que ce ne soit pas pas l’essentiel du roman) oui il y a romance et je dirai même il y a justice divine ^^ et ce roman se finit sur une note d’espoir qui fait qu’on referme ces 600 pages avec un petit sourire …..

Je suis bien heureuse d’avoir lu ce roman d’Anne Brontë, ne vous méprenez pas j’adore Jane Austen mais il fallait que j’aille explorer d’autres auteurs qui ne parlent pas que de l’époque victorienne version jeune fille en fleurs ^^….l’époque victorienne est riche en romans et en grands auteurs et je suis plus qu’heureuse de m’être lancé dans ce challenge et d’avoir la chance de lire des auteurs tels qu’Austen que les sœurs Brontë (les deux autres sont au programme bien que plus jeune j’avais déjà lu Jane Eyre et les hauts de Hurlevent étant plus jeune ^^), Elizabeth Gaskell ou Charles Dickens

Si vous avez envie de lire un bon roman de la société victorienne de l’époque et la condition féminine en particulier je vous conseille Anne Brontë, d’ailleurs son autre roman Agnés Grey est déjà dans ma PAL ^^

j ai aimé